Programme
LA MONTRE VERTE / CITYPULSE
Pour être à l’heure écologique et prendre soin de la planète
Imaginé dans le cadre du programme Villes 2.0 de la Fing, inspiré d'expériences menées à Londres, New York et San Francisco, le projet Montre verte / Citypulse a pour objectif de multiplier par 1000 le nombre de capteurs environnementaux dans la ville et, en faisant participer les citoyens à la mesure environnementale, de les associer d'une manière directe à la construction d'une ville durable.
La montre verte est d'abord un dispositif personnel communiquant équipé de deux capteurs environnementaux (ozone et bruit), d’une puce GPS et d’une puce Bluetooth. L'appareil a la forme d'une montre que son porteur emmène avec lui dans la ville, capturant et stockant des mesures qui sont ensuite publiées sur le réseau.
Le dispositif se complète d’un téléphone mobile, sur lequel une application Java embarquée permet de visualiser les niveaux de bruit et d’ozone mesurés par la montre verte et de transmettre à intervalles réguliers ces mêmes données à une plate-forme ouverte, Citypulse, qui reçoit, stocke et rend disponibles les données de mesure. Ces données, totalement anonymes, peuvent être exploitées librement pour être projetées sur des cartes, utilisées dans des modèles, etc.
30 prototypes de la montre verte ont été testés par des habitants du 2e arrondissement de Paris (Quartier Numérique) et dans le cadre de Futur en Seine, par des collégiens et lycéens de Montreuil (Maison Populaire), des chercheurs à la Cité des Sciences et de l'Industrie et les visiteurs de la WikiPlaza, place de la Bastille. Les cartographies réalisées à partir des données captées par ces beta-testeurs de la montre verte sont consultables sur le site web de la montre verte.
POURQUOI CE PROJET EST-IL IMPORTANT ?
- Seulement 10 capteurs publics de qualité de l'air à Paris !
- Coproduire la mesure environnementale avec les citoyens.
- Imaginer de nouveaux services urbains.
- Ajouter une dimension ludique, esthétique, sensible, à l'objectif de la ville durable.
Dans plusieurs villes du monde, des projets cherchent à faire participer les citadins à la mesure environnementale, d'une manière
complémentaire aux mesures de "haute résolution" que proposent des capteurs tels que ceux d'Airparif (60 pour toute la région parisienne). La montre verte / Citypulse s'inscrit dans ce mouvement, dont la dimension citoyenne est évidente, mais en l'enrichissant de trois manières :
- Une démarche de design, de l'objet et des services associés, pour faire de la mesure environnementale un acte quotidien et familier.
- Le rassemblement d'acteurs publics territoriaux, d'entreprises, de chercheurs et d'associations, pour s'assurer que le projet enrichit la connaissance et le débat sur l'environnement urbain, sans s'opposer aux mesures "officielles" et "citoyennes".
- L'ouverture du dispositif, via la plate-forme Citypulse, qui accueillera d'autres mesures issues d'autres dispositifs physiques.
QUELLES SONT LES COMPOSANTES DU PROJET ?
Le projet distingue quatre composantes :
L'objet : la montre verte
- La montre verte est un objet familier, esthétique et quotidien, qui emporte une montre, une puce GPS, un capteur d'ozone et un capteur de bruit.
A un rythme prévu à l'avance, ou bien à la demande de son porteur, la montre prend des mesures et les enregistre. Ces mesures sont à "basse résolution", ce qui permet d'utiliser des capteurs légers et qui n'exigent pas de maintenance : elles indiquent si la qualité de l'air est, par exemple, "bonne", "correcte" ou "mauvaise".
Le téléphone mobile
- Ce sont ces valeurs qualitatives qui sont restituées à l'utilisateur via l’écran de son téléphone mobile, sous la forme d’un œil dont la couleur de la pupille varie en fonction de la qualité de l’air, et celle de l’iris en fonction du niveau de bruit.
Enfin, la montre communique via le téléphone mobile ses mesures à une plate-forme commune, soit en temps réel (via le mobile de son porteur), soit le soir par synchronisation (comme un iPod).
La plate-forme : Citypulse
- La plate-forme stocke toutes les mesures qui lui sont transmises, horodatées et géolocalisées. Elle met ces données à disposition de quiconque veut les exploiter et s'engage à respecter une charte éthique. Ces exploitations peuvent être publiques (ex. cartographie,
repérage de "points chauds", débat publics), citoyennes (alertes, analyses alternatives...), artistiques, ou commerciales (ex. services destinés aux asthmatiques).
Ses spécifications ouvertes lui permettront par la suite d'accueillir d'autres mesures issues d'autres dispositifs que la montre verte, d'où qu'ils proviennent.
Un pilotage et une observation ouverts et communs
- Le but ultime du projet est de changer la manière d'envisager la "ville durable". Pour cela, le projet associera d'emblée les acteurs publics, les entreprises et les associations. Ils définiront ensemble la gouvernance du système, ses critères de succès, ses chartes d'usage. Ils analyseront ensemble les retombées de l'expérience, à partir d'une observation menée par un laboratoire universitaire.
QUEL EST L'OBJECTIF DE L'EXPERIMENTATION ?
Les expérimentations doivent permettre :
- De tester les techniques et les architectures employées.
- De faire vivre la plate-forme Citypulse et d'en faire exploiter les données par différents acteurs : acteurs publics, chercheurs, artistes, entreprises, militants...
- De produire et partager un retour d'expérience en vue d'une extension du projet.
- Le 15 mai 2009 : apéro festif avec les habitants du 2e arrondissement de Paris et notre partenaire Quartier Numérique, au cours duquel nous avons présenté pour la 1ère fois au public les prototypes et nous avons proposé aux participants qui le souhaitaient de parcourir le quartier, équipés de la montre verte. Une cartographie en temps réel a permis de suivre les différents parcours des porteurs de la montre verte et de commenter collectivement et publiquement les mesures de l’ozone et du bruit réalisées par les participants.
- Du 22 au 25 mai 2009 : week-end "la montre verte" à Montreuil. En partenariat avec la Maison Populaire de Montreuil et le club écologique du collège Jean Moulin, 15 adolescents ont porté la montre verte pendant tout le week-end. Le 25 mai 2009, les résultats de ces captations ont été commentés collectivement en présence des collégiens.
- Le 4 juin 2009 : workshop "la montre verte" à la Cité des Sciences et de l'Industrie. Dans le cadre du colloque Hyperurbain 2 co-organisé par la Fing et Paris 8, ce workshop a été l’occasion de faire porter la montre verte par des chercheurs et de discuter en atelier des résultats, et au-delà des perspectives nouvelles en matière de services urbains et de cartographie urbaine que préfigurent les premiers prototypes de la montre verte.
- Du 29 mai au 7 juin 2009 : la montre verte à la WikiPlaza. Cartographie quotidienne et collaborative de la place de la Bastille par les visiteurs de la WikiPlaza équipés de la montre verte.
- La société Xilabs co-pilote le projet avec la Fing et en assure la responsabilité technologique.
- Le laboratoire CITU (Paris 1/Paris 8) co-pilote le projet avec la Fing. Il prend en charge le design extérieur de la montre, celui de la visualisation sur téléphone mobile, et le développement des cartographies des données stockées sur la plate-forme Citypulse, qui sont consultables sur le web.
- SFR a développé l’application spécifique embarquée sur le téléphone mobile qui permet de visualiser les données et de les transmettre à la plate-forme. SFR fournit également les téléphones mobiles pour les expérimentations et son réseau pour assurer la transmission des données
- Altran a développé la plate-forme ouverte de stockage et de publication des données produites par les montres vertes.
- Le Quartier Numérique accueille les premières expérimentations publiques.
- faberNovel prend en charge l’évaluation des expérimentations.
- dans le Quartier Numérique, qui a accueilli la première expérimentation publique de la montre verte ;
- dans le cadre de Futur en Seine : à la Maison Populaire de Montreuil, à la Cité des Sciences et de l'Industrie et à la WikiPlaza, place de la Bastille, à Paris.
Les résultats des expérimentations sont publics.
PROGRAMME DES EXPERIMENTATIONS
Dans le cadre de Futur en Seine, plusieurs événements ont été programmés :
PARTENAIRES DU PROJET
Le projet Montre verte a été imaginé par la Fing, dans le cadre de son programme Villes 2.0. La montre verte matérialise plusieurs des pistes d’innovation identifiées par ce programme (Plate forme d’innovation ouverte, co-production des services urbains, nouveaux partenariats).
La Fing a réuni autour de ce projet les partenaires suivants :
Les 15 premiers prototypes ont été co-financés par la Région Ile-de-France, dans le cadre de Futur en Seine. Bruitparif, organisme de la Région Ile-de-France en charge de la mesure et de la cartographie du bruit, sera associé à nos premières expérimentations et nous fera bénéficier de son expertise dans l’analyse des données sur le bruit urbain.
Les expérimentations se sont déroulées sur différents sites :
Les démonstrations de la WikiPlaza, place de la Bastille, ont eu lieu :
le samedi 30 mai 2009, de midi à 14h et de 15h à 17h ;
le dimanche 31 mai 2009, de 15h à 18h ;
le lundi 1er juin 2009, de 14h à 15h ;
le mardi 2 juin 2009, de midi à 14h ;
le vendredi 5 juin 2009, de 19h à 21h ;
le samedi 6 juin 2009, de 18h à 20h.
le samedi 30 mai 2009, de midi à 14h et de 15h à 17h ;
le dimanche 31 mai 2009, de 15h à 18h ;
le lundi 1er juin 2009, de 14h à 15h ;
le mardi 2 juin 2009, de midi à 14h ;
le vendredi 5 juin 2009, de 19h à 21h ;
le samedi 6 juin 2009, de 18h à 20h.

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